dimanche 16 novembre 2014

Mauvaise Réputation

Chèr(e)s inconnu(e)s,


Comment allez-vous ? Pas encore trop froid ?


Partout, tous les jours, on juge. C'est comme ca, c'est l'humanité. 



Je ne sais plus quel youtubeur (Poisson Fécond si je ne m'abuse) - oui je suis une blogueuse en carton - expliquait que les préjugés sont une construction de l'esprit pour se protéger, pour classer l'inconnu.

Et parfois la première impression est proche de la vérité. Et parfois non.

Par exemple, Rabbit Boobs est jolie, drôle et souriante, d'une manière générale elle donne une bonne première impression. Et c'est la vérité, cette fille est formidable.

A l'inverse, je suis naturellement plutôt timide et distante, on me dit plutôt hautaine. Alors que promis, non.

Et mon petit doigt me dit que mon blog risque d'en pâtir.

Je sais que je n'ai pas le style ultra doux et friendly de la plupart des blogueuses.

Par exemple, Coline me donne juste envie de boire du thé en mangeant des marrons à même le pot en riant très fort. La demoiselle de The Stage Door me donne envie de me balader dans Hochelaga en déclamant notre amour pour Montréal. Et ce ne sont que deux exemples parmi une infinité. Mona de Rose Cocoon en est un autre.

Bon, clairement, je ne suis pas comme ça.

Boucles Brunes, une amie depuis mille ans (au moins), m'a un jour dit que j'étais un porc-épic, parce qu'il faut passer par une forêt d'épines pour voir que je ne suis finalement qu'un petit cochon comme les autres. (oui elle sait faire des compliments, c'est pour ça que je l'aime).


Dans la vie de tous les jours, j'essaie au maximum de ne pas juger les gens, parce que je souffre moi-même de donner une mauvaise image. Oui j'ai un esprit très critique et le verbe qui peut virer à l'acide, mais c'est très loin d'être entièrement moi, et j'espère pouvoir le faire passer avec le temps à travers mes articles.

Be patient <3


Elisa Fauve

jeudi 13 novembre 2014

Sustainable Fashion

Chèr(e)s inconnu(e)s,

Je ne vous ai pas encore expliqué mon niveau de bobo-isation. J'ai une sacrée lubie pour l'environnement. Et l'impact que je peux avoir dessus. Je préfère mettre mon acidité dans mon verbe que sur ma terre, mais chacun son choix. (Et socialement je pense que l'inverse est plus facile à gérer)

L'une des sous-branches de mon amour pour la défense de l'environnement passe par les fringues. Je m'habille principalement en friperie ou dans des boutiques qui proposent des marques qui respectent mon éthique (mais pas mon compte en banque).
Et ici je vous propose quelques adresses, que je complèterai avec le temps.

Du côté des friperies:

Ma number one, mon amour absolu, est ... Eva B. 

Oui bon je sais, c'est aussi la plus connue. Mais c'est vrai, je l'aime.

Située au 2015 Bd St-Laurent, de l'extérieur elle fait plus squat que boutique, mais je suis entièrement d'accord avec son mantra de porte d'entrée "Anyway, you'll always look better naked".

 On vous proposera du thé trop fort et du popcorn trop salé, vous serez hypnotisés par la déco mi Maniac, mi Shining (mais sans le sang), son odeur est indescriptible, le style des fringues encore moins et celui des vendeurs-ses encore encore moins. Mais je trouve toujours une pièce inattendue ou au contraire un basique absolu.
Par exemple mes bottines noires de l'hiver dernier à 15 dollars, ou une jupe en cuir qui laisse juste ce qu'il faut à l'imagination des admirateurs de Rabbit Boobs pour 30 dollars.

Son plus :  Au sous-sol, vous trouverez environ 1500 déguisements, de quoi faire Thatcher à Marylin Monroe en passant par un marin ou un cow boy. On s'en sort pour 30 dollars environ la location, ce qui reste raisonnable.



Number Two: Kilo Fripes au 3800 St Laurent
Je connaissais le principe, de par la boutique du Bd St Germain à Paris, mais ici ca devient nettement plus rentable. Bon bien sûr on va pas y acheter des Rangers, mais les robes d'été deviennent nettement plus intéressantes.



Number Three:  Boat People En ligne
Pas une énorme quantité de choix, mais de bons choix et à un prix certes plus ou moins discutable, mais l'idée est à approfondir et quoiqu'il en soit, ça reste de bonnes idées de style.




Chez les boutiques maintenant, je vais vous en proposer deux, testées et approuvées :

Sur Montroyal un peu après Papineau, Modeco.
Avec plusieurs créateurs sympas (Noujica, Encantados, Three Stones ou Grob), Modeco est une chouette petite boutique. Le style est assez sportif, et les prix sont élevés, certaines fringues ont des provenances plutôt mystérieuses mais les vendeuses sont sympas et le choix reste plutôt large.

Au 2627 rue Masson, Les Coureurs de Jupons
On trouve aussi de nombreux créateurs québécois, le style y est plus éclectique et les vendeuses tout aussi sympathiques. Personnellement je suis plus proche de ce style mais la boutique est plus loin de chez moi, ce qui a pour avantage que je n'y aille pas trop trop souvent (mon compte en banque me remercie)



Bon pour un article plus pratique, il est déjà assez long, donc je vous parlerai une prochaine fois des marques de vêtements elles-mêmes qui ont une éthique à encourager et/ou qui font partie des mes amours-toujours et des autres sous-branches de ma lubie environnementale.



Et vous, des adresses de super friperies ou de boutiques éthico-fashion ?




Elisa Fauve

Café, beers and Boobs.

Cher(e)s inconnu(e)s,

Hier, j'ai passé ma journée avec Rabbit Boobs. On a essayé de travailler, puis on a regardé un film, goûté des bières puis on a regardé une émission, puis une première saison de série. Et c'était bien.



Pour vous présenter rapidement Rabbit Boobs, je vis avec elle depuis plus d'un an, elle est l'une des personnes qui m'est le plus chère à Montréal et en ce moment, elle tient pas une forme olympique. Et pour une fois au lieu de se refermer comme une moule qui a peur de la mer, elle nous parle. Alors bien sûr, faut lire entre les lignes et entendre derrière la bière. Mais on se comprend bien.

Et hier, on se comprenait drôlement bien.



On a d'abord essayé de travailler, à la Petite Cuillère.

Officiellement 3603 rue St Denis, pour ceux qui ont comme moi un téléphone qui maîtrise à peine les textos, c'est le café sur St Denis à droite en sortant du métro Sherbrooke et en face du square.

C'est un café bien sympathique, qui a entre autre comme avantage de faire de bons chaï latte et un toujours très bon menu du jour (1 soupe ou 1 salade + 1 sandwich + 1 café) pour 11,60 dollars (soit un prix plus que raisonnable pour le Plateau pour la qualité servie)
Il est principalement peuplé d'étudiants en hipsterisation, éclairés par leur MacBook et isolés par leur casque. Je ne me moque pas, j'en fais partie. Mais vous pouvez aussi emprunter un livre sur la bibliothèque du café, ou même un jeu de société pour se détendre entre amis.

Bref, la Petite Cuillère est souvent notre repaire (non je n'ai pas fait exprès, mais je le laisse) pour travailler et essayer de finir notre rendu.

Ensuite on est passées au Coin Duluth, un dépanneur sur la rue Duluth croisement Rivard qui a pour principal attrait de proposer des bières de microbrasseries pour un prix à peu près raisonnable. Et Boobs et moi sommes en pleine période de dégustation, je ferai un de ces jours un article sur les microbrasseries de Montréal et nos critiques. D'ailleurs ce sera peut être Rabbit Boobs qui le fera, elle s'y connaît drôlement mieux que moi.

En rentrant, on s'est calées devant What If, avec Daniel Radcliffe et Zoe Kazan. Une petite comédie romantique qui selon moi n'a pas réinventé le genre mais qui met du baume au coeur. Et qui a pour mérite de montrer que depuis HP7 2/2, Radcliffe a pris une sacrée quantité de muscle. Ah et qui est canadienne aussi. C'est toujours ça de pris.





Ensuite on a regardé Nouveau Look pour une Nouvelle Vie. Parce que Rabbit Boobs et moi vouons un culte à Cristina Cordula, on est sur la fanpage Facebook et notre cri de ralliement est "Ma chériiiiie tu es magnifaïïïque" (et en canon s'il vous plaît). Je vous parlerai un autre jour de l'amour de Rabbit Boobs pour les émissions culturellement discutables, mais celle-ci, je cautionne.

Puis on a enchaîné sur les Textapes d'Alice. Et cette minie websérie est drôlement cute. Je voue personnellement un culte éternel à Laurent Barthes.

Ici je vous mets le premier épisode. 

Et bien entendu, on a avalé la première saison.  Et après avoir fait juré à Rabbit Boobs de ne pas me laisser devenir comme Clara, on s'est couchées, à minuit, comme les mamies que nous sommes. A mi-chemin entre Harry Potter, Cristina Cordula et Don Trader.




Elisa Fauve



Nightcrawler de Dan Gilroy

Cher(e)s inconnu(e)s,


Mardi soir, je suis sortie avec Teddy Bens au cinéma. Et le mardi soir, il y a beaucoup de monde au Scotia. Les places sont à moitié prix et la queue est donc moitié plus longue. Mais réservez vos places en ligne et retirez les à la borne en haut.

Bon, une fois évitées les odeurs de popcorn au beurre et du coca à l'eau, on se retrouve assis dans nos sièges en cuir.
Et Teddy Bens texte sa Lady Bens. Que j'ai enfin pu mettre en 3D, et non simplement lui attacher un nom.

Mais attendez 3 secondes que je vous parle de Teddy Bens.
On pratique un hobby ensemble. Il a 15 ans de plus que moi et quelque soit mon âge, ça fait vieux. Il est littéralement tout ce que je ne supporte pas. Il râle en permanence, son humour est plus lourd qu'une poutine au dîner et il a toujours des idées mal placées. Pourtant, je l'aime bien. Il est comme la vieille paire de chaussons que tu gardes aux pieds toute la journée le dimanche. Ils sont moches, mais tellement confortables. Et finalement tu passes un temps fou avec.
Or Teddy Bens a plutôt tout du vieux célibataire endurci, qui mise sur son intelligence et son humour pour compenser la calvitie. Et qu'on ne me dise pas que je bitche ou que je suis méchante, c'est un fait. Et ça ne veut pas dire que je ne l'aime pas.

Mais depuis quelques temps, Teddy Bens a une Lady Bens. Qui m'intrigue beaucoup. Certains pourraient appeler ça de la jalousie, je préfère le nom de "curiosité mal placée".
Dimanche, je pourrai peut être rencontrer Lady Bens, mais étonnamment, ca ne me tente pas plus que ça. Je préfère lui conférer le rôle d'entité immatérielle. Et puis je pourrai m'y attacher.

Revenons au cinéma Scotia.

Le film, c'était Nightcrawler (Le Rôdeur) de Dan Gilroy. Avec Jake Gyllenhaal.
Et c'était mortel.

Officiellement, le résumé est
"When Lou Bloom, a driven man desperate for work, muscles into the world of L.A. crime journalism, he blurs the line between observer and participant to become the star of his own story. Aiding him in his effort is Nina, a TV-news veteran."

"Quand Lou Bloom, un homme désespérément en recherche d'un emploi, se hisse dans le monde du journalisme du crime de L.A, il floue la frontière entre observateur et participant pour devenir l'icône de sa propre histoire. Pour l'aider dans ses efforts, Nina, une vétéran des nouvelles télévisuelles"
(traduction approximative par mes soins, veuillez ne pas me jeter de Oxford Dictionnary à la tête, merci)




Personnellement, je trouve que ce film est un portrait de la dérive du rêve américain appliqué aux bassesses humaines.
Les plans sont beaux et collent bien à la folie à fleur de peau du personnage principal. Gyllenhaal est excellent, sur la ligne entre ambition et délire.

Pour vous donner une idée de l'ambiance, on se rapproche du premier épisode de Black Theory, avec le chantage au premier ministre. Le pouvoir des médias, l'avilissement des victimes et des criminels sur l'autel de la gloire, bref, on s'y retrouve.

D'ailleurs il faudra que je parle de Black Theory un de ces jours, dans la série "ma passion irrémédiable pour les séries britanniques".

Bref, ce film est une petite flamme de briquet bien tenace et mérite d'être vu.
Et Teddy Bens mérite d'être connu.



Et vous, qu'est-ce que vous avez vu dernièrement au cinéma ?



Elisa Fauve



Let's give it a try

Elisa

Fauve


Ca fait un peu maîtresse de bordel non ? J'aime bien.
Mais là n'est pas le sujet.


Alors quel est le sujet ?

On va parler de la vie (vaste sujet !), de ses joies et de ses bonheurs. On va aussi aborder l'amour, à quel point c'est difficile de le rencontrer et encore plus difficile de le garder. Des amours. Du désamour.
Mais aussi de la Belle, la Douce Montréal et des richesses qu'elle a à offrir.
De courge musquée et de cari japonais
De nouvelles érotiques et meubles design
De fond de teint et d'économétrie.
Enfin, pas trop d'économétrie. 

Bref, on va parler de ce que vous souhaitez en fait.

Let's give it a try.

Elisa Fauve